Actualité Maroc

La mondialisation des biens et des services, la forte concurrence sur les marchés de consommation, la diffusion des nouvelles technologies de l’information et de la communication sont autant de facteurs stimulant le mouvement de délocalisation des services « offshoring » à forte valeur ajoutée. Parmi ces services, les centres d’appels au Maroc représentent le plus cette dynamique de l’offshoring. La multiplication des centres d’appels illustre bien en effet cette situation. « L’activité de l’offshoring la plus développée demeure celle des centres d’appels, leur nombre est passé de 3 à plus de 150 créant 22.000 emplois », indique une note publiée par la BMCE Bank. Ces chiffres correspondent aux dernières statistiques de 2004, les seules disponibles à l’heure actuelle.

Il est vrai que par rapport à l’inde, ou la Roumanie, le Maroc présente des avantages : la langue et la proximité géographique, sans parler du décalage horaire.

Le premier ministre devrait dévoiler aujourd’hui les moyens que compte mettre en place le gouvernement : 100 000 ingénieurs et cadres à former d’ici 2015. De très nombreuses incitations fiscales, des locaux à un prix compétitif et des subventions pour la formation devraient finir par séduire les clients internationaux. Cap Gemini et tata consulting (inde) ont déjà fait acte de candidature.

Actualité G 20

Le 2 avril dernier à Londres, les chefs d’Etats et de Gouvernement du G20 ont décidé de s'attaquer aux paradis fiscaux en élaborant plusieurs listes de pays dont la fiscalité est faible ou inexistante et dont la coopération avec les autres pays pour lutter contre le blanchiment d'argent par exemple n'est pas satisfaisante. Quatre pays ont été provisoirement mis sur la liste noire : le Costa-Rica, les Philippines, la Malaisie et l’Uruguay. On reproche à ces pays une absence totale de coopération pour échanger des informations fiscales avec les pays étrangers même en cas d’instructions pénales. Deux autres listes baptisées "grise foncée" et "grise claire" recensent les paradis fiscaux qui coopèrent mais dont la transparence en matière fiscale et bancaire reste opaque. Une semaine après, l'OCDE1 a annoncé qu'il n'y avait plus aucun pays sur la liste noire, les quatre pays concernés ayant promis de coopérer davantage, mais ne manque pas de ressources pour contourner les règles. .

DELOCALISATION. "L'offshore est le secteur le mieux avancé du Plan Emergence". C'est en ces termes qu'Ahmed Reda Chami a qualifié le secteur de l'offshore, dont il est attendu la création de 100 000 emplois à l'horizon 2015.

Et pour mieux souligner l'essor que connaît l'activité de délocalisation au Maroc, le ministre a insisté sur les chiffres. A ce jour, il y a au Maroc 340 call centers qui emploient 27 000 personnes, 19 entreprises de BPO (Business Process Outsourcing) qui comptent 19 000 employés et 35 centres d'ITO (Information Technology Outsourcing) qui ont un effectif de 3100 employés. Ces chiffres ne concernent que Casanearshore et Rabat Technopolis.

En dehors de ces deux sites, comme à Fès par exemple, quelque 3000 personnes travaillent dans l'offshore. La politique suivie par l'Etat marocain, a rappelé le ministre, s'appuie sur trois axes principaux:
L'attractivité du Maroc basée sur un prix de location ne dépassant pas les 90DH/m2 et une imposition sur les revenus plafonnée à 20% par salarié.
L'accent a également été mis sur la qualité des services (transport, maintenance, restauration) qu'offrent ces plateformes industrielles intégrées.
Enfin, cette dynamique de l'offshore incite les universités marocaines à s'allier avec des formateurs étrangers.

C'est d'ailleurs une école supérieure, Supinfo Maroc, qui est partenaire de l'événement, Maroc offshore, qu'accueillera Casablanca les 25 et 26 juin. A ce sujet, Alick Mouriesse (président de Supinfo International University qui a ouvert un premier campus à Casablanca et prévoit l'ouverture de deux autres, l'un à Rabat et l'autre à Marrakech) dit s'attendre à une accélération de l'offshore à la sortie de la crise.

 


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